Villeroy et Boch Luxembourg Fièvre sociale

Publié le par Espiel71 Militante




Ça ne va pas fort à Villeroy et Boch-Luxembourg. L’annonce de la fermeture du site pour les semaines à venir avait déjà mis un sérieux coup aux 230 derniers salariés de l’usine. Et ce ne sont les actuelles négociations du plan social qui vont leur remonter le moral. Après la séquestration de leur directeur, et une manifestation au siège sarrois de V & B, les ouvriers (dont de nombreux frontaliers) auraient-ils choisi d’abandonner le navire en se faisant porter pâles ? C’est ce que croit leur direction…
Ainsi, dans plusieurs courriers adressés à des personnels en arrêt maladie, les dirigeants de l’entreprise s’interrogent sur la réalité de ces problèmes de santé. Il est même écrit : «La soudaineté de nombreuses absences pour maladie nous fait croire à une action concertée en vue "d’organiser" un absentéisme à tour de rôle. Dans le but évident de perturber la production ». Et de faire pression en indiquant à ces personnels que Villeroy et Boch a le droit de faire appel au médecin de son choix pour se prononcer sur la légitimité des arrêts. De quoi faire grimper la température, sociale pour le moins. Ainsi, le Nouveau parti anticapitaliste frontalier s’enfièvre-t-il, parlant là «d’une nouvelle forme de harcèlement moral». Commentaire du NPA : «Il est inconcevable qu’un patron qui a décidé de délocaliser, en laissant sur le carreau ceux qui ont fait sa richesse, puisse utiliser un chantage aussi odieux ».

Publié le 11/11/2009







Publié dans Ce que je sais

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E
<br /> <br /> Une chaîne humaine pour Villeroy et Boch<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Les responsables du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) transfrontalier continuent à soutenir les salariés de Villeroy et Boch, au Luxembourg, dont beaucoup viennent du bassin de Longwy.<br /> «La direction, complètement décomplexée, n’hésite pas à ne pas tenir ses promesses et à vouloir mettre la clé sous la porte avant l’heure prévue en ne donnant aux salariés que des<br /> miettes, en poussant même le vice à chronométrer combien de temps il faut pour enlever une machine-outil devant les yeux des salariés. Cette dernière attaque a donné carte blanche aux syndicats<br /> qui dans un premier temps ont décidé une chaîne de solidarité.»<br /> Une chaîne de solidarité qui a été organisée hier après-midi à Schengen (Luxembourg), reliant Perl (Allemagne) et Apach (France). «Il s’agit de sensibiliser l’opinion publique et les<br /> autorités politiques. Les salariés de Villeroy et Boch et leurs syndicats OGBL et LCGB lancent un appel à la solidarité de tous les travailleurs actifs et retraités et leurs familles.»<br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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