Villeroy et Boch : l’inquiétude grandit

Publié le par Espiel71 Militante


Au siège de Villeroy et Boch à Mettlach (Allemagne), les employés ont manifesté.

Plusieurs frontaliers habitant le bassin de Longwy travaillent à l’entreprise Villeroy et Boch, qui traverse une importante zone de turbulences. Les représentants du Nouveau parti anticapitaliste transfrontalier, Muriel Jacque et Boris Maxant en tête, sont inquiets : «Villeroy et Boch est un des fleurons historique de cette industrie locale. Ou plutôt était. Car en mars dernier, la direction annonçait la fermeture du site. Les 230 salariés qui avaient déjà enduré plusieurs plans sociaux se retrouvent dès lors devant le compte à rebours du chômage
En ligne de mire pour le NPA, la direction, qui ne «daignait pas offrir plus que les indemnités légales aux travailleurs. Pendant plusieurs mois, les discussions ont piétiné… Les travailleurs avaient la volonté de mettre la pression dès le départ, mais ils en ont été dissuadés par leurs syndicats qui ne voulaient pas transgresser la législation luxembourgeoise, très restrictive sur le droit de grève. Le 21 octobre dernier, la situation s’est quelque peu débloquée, suite à l’intervention des salariés. Ils revendiquent 225 euros par mois, soit un peu plus que la somme obtenue lors du dernier plan social en 2003
Le lundi suivant, nouvelle mobilisation, et «la direction a lâché quelques euros de plus pour arriver à une somme située entre 60 et 80 euros par mois
Encore «largement insuffisant » aux yeux des travailleurs. Dès le lendemain, l’usine était à l’arrêt. «Mercredi 28 octobre… les salariés ont décidé, à contre cœur, de reprendre le travail
Mais sur le fond, rien ne semble réglé, puisque patrons et syndicats ne sont toujours pas tombés d’accord sur le montant des indemnités. «Pour pouvoir continuer le combat, les "Villeroy" auront encore besoin de courage, mais aussi de solidarité. »

Publié dans Ce que je sais

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