Mobilisation des agriculteurs dans toute la France, les Champs-Élysées bloqués

Publié le par Espiel71 Militante

Des agriculteurs d'Île-de-France bloquent vendredi matin la circulation sur les Champs-Élysées à Paris







La FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles) organise vendredi une journée nationale de mobilisation contre la baisse des revenus de l'ensemble des agriculteurs. Lait, légumes et fruits, viticulture, viande (bovine et porcine) ou encore céréales : en août, les prix agricoles ont poursuivi leur recul de 2,5 % par rapport à juillet et de 15 % sur un an, selon l'Insee. Après une baisse de 20 % en 2008, les agriculteurs s'attendent cette année à une nouvelle chute de leurs revenus. Aussi la FNSEA demande-t-elle un plan d'aide de 1,4 milliard d'euros, dont 400 millions d'euros d'exonérations de taxe en urgence pour que les exploitations agricoles retrouvent de la trésorerie.

Les agriculteurs mènent donc des actions dans toute la France. Tôt vendredi matin, une cinquantaine de céréaliers ont bloqué la circulation sur les Champs-Élysées, à Paris. Venus à l'appel des Jeunes Agriculteurs, ils ont installé dès 7 h 30 des barrières de chantier et des bottes de paille, à hauteur de l'avenue George V. Ils ont aussi enflammé des pneus, coupant complètement la circulation, avant de rejoindre le parvis des Invalides.


Ces scènes se sont répétées dans toute la France. À Toulouse, des milliers d'agriculteurs ont érigé un mur de paille devant la préfecture de la Haute-Garonne. À Metz, plus de 3.000 agriculteurs et près de 1.600 tracteurs, selon les organisateurs, et respectivement 1.800 et 1.500 selon la police, ont défilé dans le centre-ville. À Colmar, Fontainebleau, Saint-Quentin, Laon, Soissons, Dunkerque ou Lille, les cortèges de tracteurs ont occasionné de sérieux ralentissements.

Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, a déclaré vendredi n'être "pas surpris" par l'ampleur de cette mobilisation. "Il y a une mobilisation importante qui traduit le désarroi et l'inquiétude de tous les agriculteurs de France. Aujourd'hui, c'est toute la France agricole qui souffre", a-t-il reconnu sur BFM. "Je ne suis pas surpris" par la mobilisation, a-t-il toutefois ajouté, affirmant : "Il faut entendre cette inquiétude et y répondre."

Publié dans Ce que je sais

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