Manifestation et grève du 27 Mai à Longwy

Publié le par Espiel71 Militante

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A l'appel des syndicats, environ 500 personnes ont répondu et sont venus soutenir la manif. C'est peu, mais on pouvait sentir la révolte dans les slogans criés et la détermination des populations à ne rien lâcher. Les différentes prises de paroles ont suscité un vif intérêt notamment la CGT par le constat désastreux de la politique de Sarkozy et l'Europe qui n'est pas la nôtre avec ses dirigeants qui ne sont pas élus par les peuples et qui pourtant gèrent nos vies en faveur du Capital .  La FSU a lancé un cri d'alarme sur la détérioration de l'école avec ses suppressions de postes, qui ne peut plus durer et qui ne reçoit aucun du rectorat. 

Seul énorme bémole en ce qui concerne la CFDT, qui ne prône que le pouvoir d'achat pour faire tourner la machine : Augmenter le pouvoir d'achat, qui forcerait les actionnaires à faire cela ? Augmenter le pouvoir d'achat est une politique économique inspirée par Keynes, un économiste bourgeois, qui a peut être fonctionnée pendant l'époque des 30 glorieuses en pleine croissance écionomique d'après guerre où les capitalistes avaient quelques miettes à jeter aux ouvriers afin qu'ils restent bien tranquilles et qu'ils bossent. Cette politique a surtout servi à la bourgeoisie à stabiliser et son pouvoir politique et son hégémonie sociale. Cette politique économique keynesienne n'a pas empêché le mode de production capitaliste de replonger à partir de 1974 dans des crises cycliques pour aboutir à une crise de surproduction endémique que nous subissons aujourd'hui. Keynes, qui fût jadis anobli par sa majesté de Grande Bretagne et ses théories me rapellent un peu le royaume de Candide : la société actuelle sans ses dangers, la bourgeoisie sans le prolétariat, les prouesses du cac40 sans le chômage, les fabuleux retours sur investissement sans les licenciements et les délocalisations. Aujourd'hui comme hier, convaincre les possédés que les possédants ne sont là que pour leur bien !

Pourtant Keynes a dû céder sa place aux théories ultra-libérales d'un Milton Fridman qui a axpérimenté ses thèses au Chili après le putsch de Pinochet, qui étaient reprises par Reagan et Thatcher et qui sont toujours de vigueur aujourd'hui : casser du social, du public, anéantir définitivement les acquis sociaux ! N'oublions pas non plus que la logique keynesienne était prioritaire par la CES (confédération européenne des syndicats) de 1976 à 1985 après le congés de Londres pour laisser la place au libéralisme. Oui on est et on restera toujours dans le domaine de la lutte des classes, deux classes sociales profondement antagonistes qui se confrontent. Il faut nommer un chat, un chat ! Actuellemnt le prolétariat se retrouve dans une position défensive, non seulement en France mais mondialement ! Ce n'est pas en ringardisant une description de la vérité même plus utilisée par la gauche, que la vérité n'existe pas ! Pour sortir de cette impasse il ne suffit pas d'appliquer une version bis d'une théorie d'un économiste bourgeois, une théorie qui fût d'ailleurs appliquée par les nazis en Allemagne dès 1933. Pour répartir les richesses de façon équitable, il faut que la classe ouvrière s'approprie les fruits de son travail, en exigeant la diminution radicale du temps de travail hebdomadaire, en prennant possession des moyens de production. Et ça demande la mise en question définitive de la propriété privée des moyens de production.  Les luttes  continuent !

 

 

 

Publié dans Ce que je sais

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