FORMATION DES MAITRES, LOI CHATEL : ÉDUCATION EN DANGER !

Publié le par Espiel71 Militante

Premier acte : la casse de la formation des profs

Depuis l’année dernière, les Instituts Universitaires de Formation des Maîtres (IUFM) se
mobilisent contre la la « mastérisation ». Cette « réforme » du recrutement et de la formation
des enseignants a deux objectifs : développer un vivier de précaires formés mais
sans statut, qui pourront être recrutés par les académies ou les chefs d’établissements ; et
casser la formation, notamment pour faire des économies. De plus dans le nouveau texte
du ministère, il n’est plus question des IUFM qui devraient disparaître. Le NPA s’oppose à
leur destruction car, s’ils ne sont pas parfaits, ils permettent un minimum de formation et
de réflexion pédagogique. Ce texte a d’ailleurs été refusé par les syndicats, la Conférence
des présidents d’université (CPU) et les directeurs d’IUFM.

Deuxième acte : « réforme des lycées »

Les lycéens ne s’y sont pas trompés. Ces dernières semaines, la grogne et les grèves dans
les lycées ont permis de mettre en évidence les dangers du projet du ministre de l’Education
Nationale.
C’est la suppression de l’histoire géographie dans les classes scientifiques qui a provoqué
la colère des élèves mais aussi de professeurs, d’historiens et d’universitaires. Mais,
au-delà de cette mesure, c’est l’ensemble de la loi Chatel et ses orientations qu’il faut
rejeter. Les disciplines comme le français, l’économie sont particulièrement attaquées et
dénaturées. Au fond, ce n’est pas une surprise : le gouvernement n’a de cesse de réduire
des enseignements étroitement liés à l’ouverture sur le monde, à la culture générale et à
la construction de la réflexion personnelle des lycéens. C’est une véritable offensive idéologique
du pouvoir qu'il faut combattre.

Enfin la philosophie de la loi a pour objectif en réalité d’orienter de manière rigide les
élèves, et de favoriser la « méritocratie ». L’accompagnement « personnalisé » des élèves,
indiqué dans le projet de loi, devra s’effectuer, de fait, avec moins de moyens et donc avec
une dégradation supplémentaire des conditions de travail tant pour les lycéens que pour
leurs profs.
Mais surtout, ne nous y trompons pas, toutes les mesures (comme la diminution des heures
d’enseignements dans globalement l’ensemble des disciplines de la seconde et la terminale)
accompagne en fait les 16 000 suppressions de postes programmés pour la rentrée
2010.

Troisième acte : la riposte nécessaire !

La journée du 24 novembre, les mouvements de grève dans les lycées doivent servir à
amplifier la lutte. L’heure est grave, nous n’en sommes plus à une attaque de plus contre
l’Education Nationale. Le pouvoir veut en finir avec l’idée même de service public. Nous
n’avons plus le droit de laisser faire : lycéens, parents d’élèves, personnels d’Education,
nous devons nous saisir de toutes les initiatives pour riposter aux « casseurs » du gouvernement,
afin de poursuivre les mobilisations de décembre dès le début de janvier 2010.




Nous sommes des milliers de travailleur-se-s, avec ou sans emploi, avec ou sans papiers, des jeunes, des retraité-
e-s, des précaires, des militant-e-s politiques, associatifs, syndicaux, nouveaux ou anciens. En réponse à
l’appel d’Olivier Besancenot, nous avons fondé le Nouveau Parti Anticapitaliste. Nous voulons rassembler dans
ce parti toutes celles et tous ceux qui veulent en finir avec le capitalisme. Nous appelons à construire toutes et
tous ensemble une gauche qui ne renonce pas, une gauche de combat pour changer le monde.

Publié dans Ce que je sais

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