Eurostamp : le protocole de fin de conflit signé

Publié le par Espiel71 Militante








Mercredi matin, 13 salariés de l’entreprise Eurostamp avaient été assignés en référé au tribunal de grande instance de Briey pour entrave au bon fonctionnement de l’entreprise et à la liberté de travail.
Hier, le tribunal a ordonné l’évacuation de l’entrée de l’usine. Jusqu’à l’issue du mouvement de grève, le stationnement devant l’entrée a également été interdit, et ce, sous astreinte de 100 € par effraction constatée.
Si le tribunal a rendu son jugement, entre-temps les choses ont évolué du côté d’Eurostamp… Hier matin, direction et syndicats se sont retrouvés autour d’une même table pour signer le protocole de fin de conflit ! Celui-ci a été élaboré sur les bases de la discussion tenue la veille. Dès 5 h du matin, la première vague de salariés était à son poste ; le conflit très dur de cette semaine appartient donc désormais au passé (lire RL d’hier).
Prochaine étape du plan social : de nouvelles réunions du comité d’entreprise mardi, jeudi et vendredi prochain. Elles concerneront notamment la cellule de reclassement.
C’est finalement le 23 décembre que le plan social s’achèvera. Mais les premières lettres de licenciement n’interviendront pas avant le 4 janvier, selon les responsables de l’intersyndicale.

Eurostamp : la fin du conflit


«Le matin (hier), la direction est venue nous voir, nous demandant de revenir à la table des négociations. Ce qu’on a fait. On est rentré à 10 h 30 pour en sortir en milieu d’après-midi.» Une sortie sourire aux lèvres. Mustapha Halal est satisfait des avancées de la direction. Dans sa bouche, cela sonne comme une victoire.
Certes, le plan de sauvegarde de l’emploi est maintenu, avec toutefois cinq postes supplémentaires qui seront conservés. On passe donc de 99 à 94 emplois supprimés. Mais les deux parties sont tombées d’accord sur une prime supra légale largement réévaluée. «On se situe désormais à 15 000 € net auxquels s’ajoutent 1 800 € net par année d’ancienneté, le tout plafonné à 40 000 €», relate Mustapha Halal, secrétaire du CE. On a obtenu davantage que les Morleix par exemple…» Il est vrai que pour un salarié comptant 11 ans d’ancienneté, cela reviendrait à près de 35 000 €. Egalement, la direction va payer les jours de grève, soit une prime de reprise de 280 € net. Les salariés retournent au travail ce matin à 5 h. Et à 9 h 30, un protocole d’accord de fin de conflit sera signé.
Peu après 16 h, hier : le piquet de grève est levé et les semi-remorques livrant les matières premières peuvent à nouveau pénétrer dans l’enceinte de l’usine. Après quatre jours et trois nuits, le «campement» des Eurostamp se vide peu à peu. «Les gens rentrent chez eux, vidés mais avec le sentiment que leur combat aura permis d’obtenir davantage de la part de la direction. Laquelle était prise à la gorge. Elle avait peur de perdre ses clients…, témoigne le secrétaire du CE. J’ai retrouvé une solidarité comme elle existait auparavant. De la nourriture continuait d’affluer cet après après-midi (hier)… Vraiment, le soutien n’a pas manqué ».

Publié dans Ce que je sais

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