Eurostamp demande l’aide d’ArcelorMittal

Publié le par Espiel71 Militante

Hier après-midi, l’intersyndicale de la société d’emboutissage de Villers-la-Montagne a transmis une motion de défense de l’emploi au directeur des ressources humaines du géant de l’acier. Actionnaire du groupe italien dont celle-ci dépend, ArcelorMittal doit jouer les intermédiaires…

La mauvaise nouvelle est tombée le 30 mars 2007. Les mois ont passé sans autre information jusqu’à ce plan de sauvegarde de l’emploi débuté le 9 juillet dernier. Sur 480 personnes travaillant chez Eurostamp, 107 risquent de perdre leur poste d’ici peu. « Enfin, les négociations ont permis de réduire ce nombre à 99… », évalue Mustapha Halal. Le secrétaire du comité d’entreprise et délégué CGT de cette société d’emboutissage meurthe-et-mosellane ne veut pas s’arrêter là. Hier après-midi, avec ses collègues de l’intersyndicale CGT, FO, CFTC et CFDT, il s’est rendu devant les Grands Bureaux d’ArcelorMittal à Florange tandis qu’à Villers-la-Montagne les salariés cessaient leur activité et bloquaient le portail d’entrée de l’usine. Quel rapport avec le géant de l’acier florangeois ? Le syndicaliste s’explique : «Eurostamp appartient au groupe italien Magnetto - CLN, détenu à 35 % par ArcelorMittal. On espère donc s’y faire entendre maintenant que nous sommes en plein blocus avec notre direction». Tous attendent aussi avec impatience le compte-rendu du Comité d’hygiène, sécurité et conditions de travail prévu le 4 décembre, «un rapport d’experts qui devraient démontrer qu’avec moins de caristes et de pontiers, on ne peut plus travailler de la même façon ».

En grève jusqu’à nouvel ordre

Dans le local syndical, le rendez-vous s’organise, les banderoles sont prêtes, la motion signée par les syndicats. De sa voix de stentor, Marc Barthel, représentant syndical CGT national d’ArcelorMittal, exprime le mécontentement général : «On en a marre que Monsieur Mittal investisse les sous qu’on lui fait gagner ailleurs qu’en France et pas dans les outils de l’industrie ! Quant au président Sarkozy, il a promis de défendre l’emploi industriel : qu’en est-il aujourd’hui ? ! » Parmi le groupe, on rappelle même que des Etats Généraux de l’Industrie ont démarré le 15 octobre. «Alors, tous ces emplois menacés parmi des ouvriers fabriquant des pièces automobiles, cela ne colle pas ! », s’insurge-t-on ici ou là. Finalement, une délégation sera reçue par Laurent Guerra, directeur des ressources humaines d’ArcelorMittal à Florange. «On a été entendu, maintenant on attend la suite », annonce Mustapha Halal, au sortir de l’entrevue. «Monsieur Guerra nous a garanti qu’il transmettrait notre message au DRH d’Arcelor France, puis à celui de Luxembourg. Il faut rétablir le dialogue avec notre direction. » Une chose est sûre : tant que leur hiérarchie italienne n’aura pas pris en compte leur demande, « la grève est totale et illimitée ».

Publié dans Ce que je sais

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C
<br /> coucou jolie coeur tu ecris comme un poete merci de ton soutien au greviste d'eurostamp et de ta generosite pour la lutte des classes bise et a plus sur le champ de bataille..... te souviendras tu<br /> de moi ???? je l'espere....<br /> <br /> <br />
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E
<br /> Comment t'oublier, tu as un si grand coeur et une si belle conscience.<br /> <br /> <br />