Elections régionales

Publié le par Espiel71 Militante

Les élections régionales se jouent sur un fond de crise.

Une crise qu'on veut nous vendre comme fatalité économique, provoquée par quelques requins de la spéculation en bourse. Et s'il s'agissait plutôt d'une crise profonde et structurelle de l'économie du marché, du système capitaliste dont la seule logique est toujours plus de profit? C'est bien cette course aux profits effrénée qui est la cause de la catastrophe écologique qui menace notre planète, qui provoque la paupérisation de millions de gens qui se retrouvent à la rue, sans emploi et précarisés. Ceux et celles qui  ont encore un boulot sont forcés, sous la menace permanente du chômage,  à travailler dans des conditions qui se dégradent quotidiennement et pour des salaires de misère sans savoir comment finir les fins de mois. Le gouvernement est en train de faire payer la crise de surproduction  du capitalisme à la classe ouvrière: abondance pour les plus riches, austérité et restrictions pour le reste de la population. Nous assistons à une redistribution accrue des richesses du bas vers le haut.

. Alors que les banques et les multinationales sont arrosées avec des millions des contribuables, les politiciens nous brossent le tableau noir de l'effondrement prochain de la sécurité sociale et du système des retraites!

 

Le NPA est persuadé que le capitalisme n’est ni réformable ni moralisable. C'est pourquoi que le NPA refuse de se laisser enfermer dans un cadre électoraliste régional. La partie se joue aussi sur un plan national, européen, voire mondial.

Nous sommes pour l'unité des organisations de la gauche, partis et syndicats, dans la lutte quotidienne qui se déroule dans les entreprises, les facultés, les écoles, les quartiers. Cette unité est nécessaire pour les salariés qui défendent leurs boulots, leurs conditions de travail, leurs acquis sociaux. Si nous présentons des listes NPA aux élections, nous le faisons pour donner une débouchée politique à l'ensemble de ces luttes et combats. Ni le PS, ni le PC ou le PG ne sont nos ennemis. Nous combattons la droite, les patrons et un gouvernement réactionnaire et libéral sur base d'un programme d'urgence. Nous voulons donner une voix à ceux et à celles qui n'en  avaient pas!

 

Le bassin de Longwy: une région dévastée!

Le PS et le PC réunis dans le cadre de la « Gauche Plurielle » n'ont pas tenu leurs promesses. Alors qu'ils se vantaient être des « bastions » contre la politique ultralibérale de la droite, la désindustrialisation et l'exode de la population ont continué. Après que les barons de l'acier ont laissé une terre brûlée aux débuts des années 1980, les responsables politiques de la Grande Région nous avaient vendu le Pôle Économique de Développement (PED) comme « laboratoire de la construction européenne ». Les quelques 91 millions € d'aide à la reconversion ont majoritairement  disparu sur les comptes des « chasseurs de subventions » comme JVC, Panasonic sans vouloir nommer la sinistre multinationale Daewoo. Les quelques entreprises comme Eurostamp qui sont restées sur place un peu plus longtemps tout en profitant des subventions, exonérations et autres cadeaux fiscaux vont à leur tour délocaliser et licencier.

Actuellement, on propose comme perspective aux habitants du bassin de Longwy la construction d'un terrain de Golf sur les friches industrielles. Pour que les pauvres actionnaires et autres bourgeois stressés puissent se détendre!



REUNION PUBLIQUE NPA à LONGLAVILLE

Jeudi 4 Mars – 19h30 – Maison du peuple (Rue Bogdan POLITANSKI)

Avec Jean- Noel BOUET (tête de liste régionale)

Muriel JACQUES et Boris MAXANT (liste 54)



Retraites : L'Etat et le patronat creusent méthodiquement le trou de la Sécurité Sociale.

 



La propagande gouvernementale relayée par des « experts » de tous poils et par les médias aux ordres nous explique qu’avec l’allongement de la durée de vie, il n’y aura à terme pas assez d’actifs pour financer les retraites

L'Etat et le patronat creusent méthodiquement le trou de la Sécurité Sociale.

Comme l'a mis en évidence, et détaillé une responsable de l’organisme, l’Etat a détourné 20 milliards d’euros de parts de taxes qu’ils auraient dû verser à la SECU.

Il s’agit de parts de taxes non reversées à la SECU: sur le tabac, l'alcool, les primes d'assurances auto, les industries polluantes, la TVA, les contrats aidés et les impayés des entreprises.

En détournant ces sommes, l'État transforme artificiellement en « déficit » (11 milliards) les comptes de la sécu qui afficheraient sans cette escroquerie 9 milliards d’EXCEDENT.

A cela s’ajoutent les exonérations de cotisations sociales patronales accordées par le pouvoir ont atteint 30.7 milliards en 2008. Cumulé de 1992 à 2008, ce cadeau au patronat représente 256,3 milliards !

 

ALORS ASSEZ DE MENSONGES ET D’INTOX !

 

 

 

Les salariés, les retraités n’ont pas à payer la crise dont le capital est le seul responsable. Les chiffres le montrent, il y a largement de quoi satisfaire nos revendications sur les retraites.


En 1945, où le PIB était à son plus bas niveau, le rapport des forces entre travail et capital a rendu possible l’instauration du système que nous connaissons aujourd'hui. Pourquoi est-ce que ce système ne serait plus vivable aujourd'hui ? Parce-ce que quelques requins de la spéculation jouent avec nos fonds de pensions ?

Face à cette offensive en s'appuyant sur ces chiffres incontestables, le NPA réaffirme la légitimité des revendications ouvrières, notamment :

Ø      augmentation immédiate de 300 euros des retraites (pour compenser les pertes cumulées sur 15 ans)

Ø      pas de retraite inférieure à 1500 euros

Ø      ré-indexation des pensions et retraites sur l’évolution du salaire moyen.

Ø      le retour aux 37.5 années de cotisations pour les actifs

Ø      le maintien de l'âge légal du départ en retraite à 60 ans

Ø      abrogation du décret Balladur


Arcelor Mittal / La sidérurgie

Pendant des décennies, Longwy, le cœur d'acier, a fourni des bénéfices pharamineux aux actionnaires des aciéries. En 1980, ces mêmes actionnaires ne se sont guère souciés du sort des milliers de sidérurgistes quand ils ont décidé de fermer définitivement la majorité des sites de production.

Alors qu'Arcelor Mittal, le géant mondial de l'acier, continue en Lorraine à se laisser graisser les pattes, il n’hésite pas à dégraisser ses effectifs de l'ordre de 17092 unités en Europe dont 2068 rien qu'en France. En profitant de la crise de surproduction pour licencier à tours de bras, cette destruction d'emplois va procurer à ses actionnaires un gain de 1,65 milliards € par an! Après la fermeture définitive de Gandrange, d'autres sites de la Grande Région vont suivre. Les responsables politiques, Sarkozy à leur tête, se sont désistés de leurs responsabilités pour forcer ArcelorMittal à respecter ses engagements. Les sidérurgistes ne peuvent que compter sur leurs propres forces pour obtenir ce qui leur est dû. Face à l’avidité de quelques actionnaires, les métallos doivent donner une nouvelle dimension à leur combat en livrant une riposte unitaire !

Les groupes industriels et financiers ne doivent plus imposer leur loi. C’est  pourquoi  le NPA se prononce aussi pour la réquisition et la propriété publique de ces groupes sous contrôle démocratique des salariés et des populations.

 

Devant le signal de voie barrée du néolibéralisme, nous exigeons la mise en place de la gratuité des TER et des transports de proximité dans la région.

 

Certainement pas dans l’environnement tel qu’il se présente aujourd’hui. Des gares délabrées, des correspondances inexistantes. Nous voulons un transport en commun de qualité, sur et écologique. L’accident ferroviaire en Belgique a encore une fois démontré de façon cruelle où mène la politique de libéralisation du rail qui a été décidée à Bruxelles et qui a été mise en œuvre partout en Europe. N'oublions pas que les sociétés ferroviaires jadis nationales ont été profondément modelées à la sauce néo libérale depuis 1991 avec la transposition de la directive 440/91 et 3 « paquets » ferroviaires qui ont suivi! Après la privatisation du fret, c'est le tour du voyageur. Tous ces fameux livres blancs et directives rendent désormais possible la privatisation des  bénéfices et la socialisation des coûts. Keolis, une entreprise privée dont un des actionnaires principales est la SNCF exploite déjà aujourd’hui des lignes ferroviaires et réserve les places dans ses trains aux voyageurs payants tout en excluant les élèves et autres détendeurs de titres gratuits ! L’Etat, donc les contribuables, investit dans les lignes de prestiges, les lignes à grandes vitesse du TGV, tout en les ouvrant à des entreprises privées tandis que les lignes fréquentées par  monsieur et madame tout le monde deviennent caduques et perdent leur qualité et leur sécurité. Plaider pour des transports publics de haute qualité, surs et écologiques est un choix de société qui va évidemment à l’encontre des bénéfices des lobbies de l’automobile, du béton et du pétrole !

La gratuité des transports en commun  est, en effet, une mesure à la fois écologique et sociale. La faisabilité de la gratuité des transports en commun, déjà choisie par  de nombreuses villes et agglomérations en France, où elle a été suivie d’une hausse massive de leur utilisation ainsi que d’une diminution des dégradations sur le matériel. Cette gratuité est financièrement possible, car le coût actuel du billet déjà subventionné, peut être totalement couvert par les économies qui seraient réalisées sur les frais de billetterie et par une réaffectation de l'argent public au service du public, ce qui n’est pas la politique menée actuellement par la région, laquelle subventionne des entreprises privées qui licencient.

Ne rien lâcher, tout faire pour que l'argent public aille au public : cela implique notamment la mise en place de la gratuité des transports en commun dans notre région, et la création d'un véritable droit au transport pour tous !

Pour une relocalisation de l'Economie

Le conseil Régional doit appuyer un développement équilibré des territoires qui favorise le respect de l'environnement avec un soutien fort aux initiatives locales d'économie sociale et solidaire, culturelles et d'éducations populaires. Pour sortir d'une société faite d'individualisme, d'égoïsme et basée sur le fric.

Un développement des circuits courts, d'une offre alternative  à la grande distribution, permettant la création de nombreux emplois locaux, de qualité répondant aux besoins sociaux des populations du secteur dans les associations et les entreprises à finalité sociale et coopérative dans le Pays Haut.

L'argent public doit par exemple servir à soutenir l'installation et le maintien de fermes pratiquant une agriculture paysanne, et à la (re)création de commerces de proximité ! 

Garantir sur  notre territoire, des services publics de qualité, les hôpitaux de  Briey et Mont Saint martin, le maintien et la réouverture de bureau de poste, le soutien aux petits commerces.

 

Votons NPA: Il n'y a que les luttes qui payent!

Soyons clairs, pour que ces exigences aboutissent, des élus ne suffiront pas ! Il faudra construire et amplifier la mobilisation sociale, aller vers un mouvement d'ensemble, une grève générale, pour imposer nos revendications  et retirer au patronat la domination qu'il exerce sur l'économie et la société. Nous voulons construire une force qui combat pour une société débarrassée du capitalisme et respectueuse de l'environnement, une société  dont les leviers de décision reviennent à la population dans les communes, dans les quartiers, dans les entreprises.

 

Soutenir les salariés en lutte, exiger la suppression des subventions aux entreprises privées et la récupération de celles déjà versées, utiliser cet argent pour développer les services publics territoriaux, voilà ce que feront des élus défendant réellement les intérêts des classes populaires.

Mais pour répondre à l'urgence sociale, elles devront s'accompagner de revendications plus larges. C'est pourquoi :

-         Face à la destruction de l'emploi, nous exigeons l'interdiction des licenciements.

-    Face au blocage des salaires et des revenus, nous exigeons une augmentation de 300€ pour tous et aucun revenu inférieur à 1500 € net.

-     Face aux attaques répétées contre les retraites et les menaces actuelles, nous exigeons la retraite à 60 ans maximum et  le retour à 37,5 annuités de cotisation.

-      Face aux suppressions de postes dans l'éducation, la santé et tous les services publics, nous exigeons des embauches massives et la renationalisation des services qui ont été privatisés.

-    Face à ceux qui cherchent des boucs émissaires pour mieux diviser les travailleurs, nous exigeons l'égalité des droits entre toutes et tous et la régularisation de tous les sans papiers.

-       Face à la crise écologique, nous exigeons le recours massif aux énergies propres et renouvelables et l'arrêt du nucléaire.

 

Le 14 mars, votez pour la liste NPA pour envoyer au Conseil Régional des travailleurs qui seront véritablement vos porte-paroles et ne lâcheront rien 

Les candidat-e-s en Meurthe et Moselle


1)      Jean-Christophe BERCHE 45 ans Éducateur spécialisé

2)      Muriel JACQUES 38 ans Syndicaliste privée d’emploi

3)      Sébastien BORGES 34 ans Professeur des écoles

4)      Christiane JADELOT 61 ans Retraitée

5)      Thomas CLAIRE 29 ans Professeur du secondaire

6)      Marie-Claude NAGEL 62 ans Retraitée

7)      Stéphane THOMAS 46 ans Statisticien

8)      Sophie NORTON 50 ans Professeure de musique libérale

9)      Jean-Christophe FISCHER 46 ans Conseiller socio-éducatif

10)  Carine ROTHIOT 33 ans Professeure du secondaire

11)  Stéphane PETIT 39 ans Assistant social

12)  Lydie LEBON 38 ans Professeure du secondaire

13)  Cyril FINANCE 30 ans Professeur des écoles

14)  Frédérique NUYTS 45 ans Chef de projet informatique

15)  Philippe GRANGEON 52 ans Infirmier libéral

16)  Sylvie PETIT 44 ans Employée INSEE

17)  Johann KAISER 21 ans Étudiant

18)  Marie CORDIER 33 ans Adjoint du patrimoine

19)  Romain SEEMANN 24 ans Sans profession

20)  Anne-Sibylle GLESS 35 ans Conseillère au Pôle emploi

21)  Antoine BISTORIN 21 ans Sans profession

22)  Yasmina KABLI 47 ans Sans profession          

23)  Boris MAXANT 36 ans Animateur socioculturel               

      24) Lucie SEEMANN 21 ans Étudiante
 

 

 

 

 

Publié dans Ce que je sais

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