Contre l'austérité programmée, préparer l'affrontement !

Publié le par Longwy54

Bye bye Sarkozy ! Clap de fin pour lui et ses sbires, ce gouvernement ouvertement au service des banques, des grands patrons et des plus riches. Tant mieux. Et voilà donc Hollande installé sous les ors de l'Elysée. Entre le recueillement devant le drapeau tricolore le 8 mai aux côtés de Sarkozy, la cérémonie de passation des pouvoirs devant la dirigeante du MEDEF et le discours d'hommage à Jules Ferry, père spirituel du racisme colonial, Hollande a balisé le terrain : le changement se fait... dans la continuité de l'Etat ! Ce n'est pas à l'Elysée... ... et pas à Matignon, où vient d'être nommé Jean-Marc Ayrault que nous obtiendrons « satisfaction » comme nous sommes nombreux-ses à le crier dans les manifestations ! Le puissant mouvement contre la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes a pu mesurer la volonté du maire de Nantes, le même Ayrault, à passer en force pour servir les intérêts des groupes capitalistes comme Vinci ! Le changement, c'est celui que nous imposerons ! Hollande ne s'est même pas engagé à défaire les contre-réformes de Sarkozy, y compris la réforme de retraites. Il nous trompe déjà quand il prétend pouvoir concilier l’acceptation du « traité budgétaire européen » - qui veut imposer la « règle d’or » de l’austérité à toute l’Europe – avec un soi-disant « pacte de croissance européen ». Les plans de licenciements redémarrent de plus belle après la « trêve électorale ». Les travailleurs de Fralib, près de Marseille, en lutte depuis presque deux ans contre la fermeture de leur usine par le trust Unilever et ses 4,6 milliards d’euros de profits, réoccupent leur usine depuis vendredi dernier. Leur lutte, comme toutes celles qui ont lieu isolément ailleurs (Pétroplus, Sodimécal, PSA,...) doivent converger pour imposer l'interdiction des licenciements. Unir nos forces pour en découdre avec l'austérité L’enjeu est de ne pas payer pour la crise du capitalisme.Toutes celles et ceux qui ne font pas confiance au Parti socialiste pour s'en prendre aux vrais responsables de la crise doivent dès maintenant construire une véritable opposition à gauche sur le terrain des mobilisations. Il faut fédérer les résistances, construire de larges cadres unitaires pour imposer l'abrogation des mesures prises tout au long du quinquennat de Sarkozy, (lois antisociales, atteintes aux services publics, lois xénophobes ou liberticides) et mener une campagne contre la ratification du pacte budgétaire européen. Il faut se préparer à lutter contre toutes les nouvelles mesures d'austérité : il faut en finir avec les coupes dans les budgets de la Santé, de l’Education, des protections sociales, il faut augmenter les salaires ! C’est cela qu’attendent les millions de personnes qui ont voté à la gauche du PS le 22 avril, et même plus largement celles et ceux qui se revendiquent de la gauche. C'est aussi pour défendre largement cette perspective politique que le NPA sera présent dans près de 320 circonscriptions aux élections législatives.
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