C'est le système qu'il faut changer, pas le climat.

Publié le par Espiel71 Militante

C’est le système qu'il faut changer, pas le climat

Toutes les informations scientifiques confirment la réalité du réchauffement climatique. Les conséquences
ne font aucun doute : montée du niveau des mers, multiplication des catastrophes climatiques,
bouleversement de la production agricole. Et ce sont les populations les plus pauvres qui en
sont les premières victimes.
Une affaire trop sérieuse pour les politiciens qui nous gouvernent
Le sommet de Copenhague s’annonce mal. Pour Obama, nouveau Prix Nobel de la Paix, il est plus
facile d’envoyer des troupes en Afghanistan que d’engager les USA dans la lutte contre le réchauffement.
L’Union Européenne veut étendre au monde entier son « marché du carbone » qui lui permet
de subventionner les multinationales européennes. Et Sarkozy se dépense sans compter pour vendre
les centrales nucléaires d’AREVA, n’hésitant pas à répandre la menace nucléaire à travers le monde.
Les solutions existent
L’urgence, c’est une diminution radicale des rejets de gaz à effet de serre. Pour atteindre cet objectif, il
faut opérer des changements décisifs dans les domaines de l’énergie, des transports, de l’agriculture
et de l’habitat. Les pays les mieux placés pour initier ces changements sont les pays les plus anciennement
industrialisés, qui disposent des technologies et des capitaux. Ils ont provoqué cette crise
mondiale par le pillage des ressources naturelles qu’ils pratiquent depuis deux siècles. Maintenant le
monde attend de l’Union Européenne, des USA, du Canada, de l’Australie et du Japon qu’ils s’engagent
à réduire leurs rejets suffisamment pour maintenir la hausse moyenne des températures au-dessous
de 2°. Au-delà de 2°, le dérèglement climatique s’emballerait.
Mais il n’y a pas de solution dans le cadre du capitalisme
Entre 1990 et 2006, les rejets de gaz à effet de serre ont augmenté de plus de 33 % dans le monde.
Pour les gouvernements et pour les institutions internationales, les priorités restent les mêmes : les
profits des grands groupes, la liberté des mouvements de capitaux, la marchandisation des biens et
des services… Bref, la poursuite de la mondialisation capitaliste ! Les politiques qu’ils mettent en oeuvre
sont injustes et dangereuses : extension du marché des droits à polluer, agrocarburants à la place
des cultures alimentaires, relance du nucléaire, destruction de la petite paysannerie, explosion du
chômage, de la précarité et de la misère. La course au profit de quelques-uns fait le malheur de tous.
Le problème, c’est le capitalisme !
Ce système qui laisse plus d’un milliard d’êtres humains affamés, qui repose sur l’injustice, la répression
et des guerres sans fin, ne peut être repeint en vert.
Au-delà du sommet de Copenhague, nous devons construire un grand mouvement social et populaire
pour la justice sociale et l’urgence climatique, qui pose la question de la sortie du capitalisme. Pour
défendre nos conditions de vie et nos emplois, pour défendre l’avenir de l’humanité, nous ne pouvons
compter que sur nos luttes.
Le 7 décembre 200

Publié dans Ce que je sais

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