Au congrès de la CGT, Bernard Thibault doit défendre son réformisme

Publié le par Espiel71 Militante

Le 49e congrès de la CGT, qui s'ouvre lundi 7 décembre à Nantes (Loire-Atlantique), devrait se conclure vendredi par la réélection de Bernard Thibault à sa tête. Mais celui qui est depuis dix ans secrétaire général du premier syndicat français devra d'ici là défendre sa stratégie de "mobilisation unitaire" face à une opposition récente, certes minoritaire mais radicale.

La direction sortante s'enorgueillit d'un bon score aux dernières élections prud'homales, en décembre 2008 : 34 % des suffrages, devant la CFDT (21 %) et Force ouvrière (16 %). Mais sa ligne plus pragmatique n'a pas permis d'engranger les adhésions escomptées. Elle en totalise 654 500, moins que les 814 000 revendiqués par la CFDT.

"GORBATCHEV DE LA CGT"

Cette politique, qui a valu à Bernard Thibault d'être qualifié par certains chercheurs de "Gorbatchev de la CGT", est contestée par un collectif de communistes orthodoxes et militants d'extrême gauche, Où va la CGT ?, emmené par un ancien ouvrier sidérurgiste du Nord, Jean-Pierre Delannoy. Il est surtout soutenu par Xavier Mathieu, l'emblématique leader CGT des ouvriers de l'usine Continental de Clairoix (Oise), qui avait traité Bernard Bernard"racaille", "bon qu'à frayer avec le gouvernement", l'accusant de ne pas avoir soutenu le mouvement contre la fermeture de l'usine.

Jean-Pierre Delannoy brigue la tête de la centrale, un cas de figure inédit depuis la scission avec Force ouvrière, en 1947. Il ne sera pas élu, puisque sa candidature n'a pas été présentée à la commission exécutive. Mais il entend prendre date pour le 50e congrès, afin de "faire bouger durablement les lignes".

Publié dans Ce que je sais

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