Afghanistan: le pire endroit du monde pour accoucher

Publié le par Espiel71 Militante

En Afghanistan, une femme meurt toutes les 27 minutes suite à des complications liées à la grossesse. Il y a 1.600 décès maternels pour 100.000 nouveau-nés. Ce chiffre grimpe à 6500 dans la province montagneuse de Badakhshan – C’est le taux de mortalité maternelle le plus élevé du monde.

Plaidoyer pour un pays meurtri

Depuis 2006, la sécurité s’est gravement dégradée en Afghanistan et la violence est désormais à son plus haut niveau depuis le début de l’intervention internationale en 2001. Si les civils sont moins directement touchés dans le conflit actuel que précédemment, ils paient toujours le plus lourd tribut en termes de violence, particulièrement dans les zones les plus exposées aux combats.

Beaucoup d’entre eux sont pris en étau entre un gouvernement largement perçu comme corrompu qui peut fournir quelques services de base et peu de protection, des groupes criminels et des seigneurs de la guerre, parfois liés au gouvernement, qui s’attaquent aux population locales, et des insurgés qui usent systématiquement de la violence et de la terreur contre les civils.

Pauvreté et situation humanitaire

L’aide internationale à l’Afghanistan est relativement significative en volume, mais elle reste largement inefficace : presque 40% des montants versés depuis 2001 sont retournés aux pays donateurs sous la forme de profits ou de rémunérations. De plus une large part de l’aide ne parvient pas aux Afghans les plus pauvres.

Si quelques progrès ont été enregistrés en matière de santé et d’éducation dans les années qui ont suivi la chute des talibans, les défis à relever dans ces secteurs restent écrasants : actuellement un enfant sur cinq meurt avant l’âge de cinq ans, une femme sur huit meurt de complications liées à la grossesse (voir le reportage photo) ; deux millions d’enfants, dont deux tiers sont des filles, ne sont pas scolarisés. On estime actuellement que près de la moitié de la population afghane vit toujours en dessous du seuil de pauvreté, tandis que plus de la moitié des enfants souffre de malnutrition chronique.







Siamoy en train d'allaiter son nouveau-né.










Hamina se repose au côté de son bébé après un accouchement compliqué.














Hanifa, sage-femme traditionnelle, montre la boîte de secours qu'elle utilise pour s'occuper des accouchements.

Publié dans Ce que je sais

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article