Sanofis-Aventis devient Monsanto Bis !!!! vous savez nos vaccins contre la grippe

Publié le par Espiel71 Militante

"Sanofi-Aventis devient un géant de la santé animale"

Le laboratoire Sanofi-Aventis (SAN 49.93 -0.13%) a finalisé vendredi dernier le rachat pour 4 milliards de dollars de la participation de Merck dans Merial, numéro 3 mondial de la santé animale avec une part de marché de près de 14%. La filiale sera rattachée à Hanspeter Spek, vice-président exécutif des opérations pharmaceutiques du groupe français. Il revient sur l'opération, et le projet de coentreprise avec Merck (en voie de fusionner avec son compatriote Schering-Plough), qui permettrait de créer le leader du secteur.

 

 

Capital.fr : Quels éléments ont motivé la montée à 100% au capital de Merial ?

Hanspeter Spek : Le rachat de 100% du capital de Merial a pour objectif de renforcer notre présence dans la santé animale, secteur qui affiche de très bonnes perspectives de croissance. Cette opération est une nouvelle illustration de notre ambition de devenir un leader global et diversifié de la santé et nous permettra d’élargir nos sources de revenus au-delà de la période 2012-2013.

 

Capital.fr : Pour quelles raisons Merck a-t-il cédé ses parts ?

Hanspeter Spek : Merck nous a cédé ses parts dans Merial afin de pouvoir finaliser dans des délais courts sa fusion avec Schering-Plough, qui possède également une activité de santé animale Intervet/Schering-Plough Animal Health.

 

Capital.fr : L'opération sera-t-elle relutive pour les actionnaires de Sanofi-Aventis ?

Hanspeter Spek : L’acquisition devrait avoir un impact positif sur le résultat net ajusté du groupe dès la première année.

 

Capital.fr : Vous avez obtenu de Merck une option pour former une coentreprise avec les activités dédiées du laboratoire Schering-Plough. Quels seraient les avantages d'une telle combinaison ?

Hanspeter Spek : Réunir Merial et Intervet/Schering-Plough Animal Health dans une nouvelle coentreprise serait particulièrement attractif, leurs activités respectives étant en effet très complémentaires, à la fois du point de vue des espèces animales visées que de la couverture géographique. Merial est un leader sur le segment des animaux de compagnie, et ISP est pour sa part un leader sur le segment du bétail. Merial est très présent dans les anti-parasites, là où ISP a une puissante franchise dans les vaccins et les antibiotiques. Enfin, Merial est bien implanté aux Etats-Unis, alors que ISP détient de fortes positions en Europe. Forte de la combinaison des deux portefeuilles de produits, la nouvelle entité pourrait apporter un large éventail de solutions innovantes sur le marché.

 

Capital.fr : Merck aura-t-il la possibilité de se rétracter ?

Hanspeter Spek : Entre le 30 Septembre 2009 et la finalisation de la fusion Merck Schering-Plough, les accords donnent à Merck certains droits d’annulation de l’option contre le paiement à Sanofi-Aventis d’une indemnité de rupture.

 

Capital.fr : Le rapprochement envisagé vous permettrait de contrôler plus de 30% du marché mondial. Pourriez-vous envisager le cas échéant des cessions d'actifs, pour satisfaire les autorités de la concurrence ?

Hanspeter Spek : La constitution d’une coentreprise dans la santé animale serait soumise aux conditions habituelles de finalisation de ce type d’accord, et notamment la revue et l’approbation des autorités de la concurrence aux Etats-Unis, en Europe et dans d’autres juridictions. Il y a certainement des chevauchements sur certaines activités, mais ceux-ci ne devraient pas remettre en question l’intérêt stratégique de cette combinaison.

 

Capital.fr : Quelles sont les perspectives de la santé animale ? En quoi s'agit-il d'un secteur stratégique pour Sanofi-Aventis ?

Hanspeter Spek : Le secteur de la santé animale, qui représente un marché de 19,2 milliards de dollars en 2008, a bénéficié d’une croissance régulière au cours des dernières années et affiche de bonnes perspectives de développement, ce qui le rend potentiellement attractif. Le secteur de la santé animale présente enfin l’avantage d’être bien moins exposé au risque brevetaire que ne l’est le secteur pharmaceutique. Cette diversification de nos activités nous rend donc moins vulnérables aux expirations de brevets et réduit le profil de risque du groupe.

 

Propos recueillis par Nicolas Gallant

© Capital.fr

Publié dans Ce que je sais

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E
 il y a quelques jours, les autorités sanitaires américaines ont autorisé la mise sur le marché du vaccin antigrippe A(H1N1) de Sanofi Pasteur (filiale dédiée) pour la saison 2009 aux Etats-Unis. Il s'agit du seul vaccin indiqué pour l’immunisation active du nouveau virus pandémique chez les sujets de plus de six mois disponible à ce stade outre-Atlantique.<br />  <br /> Le groupe a d'ailleurs déjà reçu un premier contrat auprès des Etats-Unis qui rapportera 190 millions de dollars (environ 130 millions d'euros). A titre de comparaison, en 2008 le chiffre d'affaires consolidé des vaccins contre la grippe saisonnière était de 601 millions d'euros. A lui seul, Sanofi-Aventis détient la moitié du marché mondial du vaccin antigrippal.
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