Crise alimentaire : la faim progresse mais pas pour tout le monde !!!

Publié le par Espiel71 Militante

 

 La FAO a estimé à 1 milliard le nombre de personnes souffrant de la faim pour l’année 2009 ;elles étaient quelques 850 millions en 2007. Si elle a permis d’alerter l’opinion publique sur le problème de la faim, la crise alimentaire a aggravé la situation des populations les plus vulnérables. Le point un an après...

En avril 2008, les cours mondiaux des denrées alimentaires entamaient une ascension vertigineuse, entravant l'accés à la nourriture pour les populations les plus pauvres. Cette hausse généraliséé du prix des produits alimentaires plongeait de nombreux pays dals une situation de crise alimentaire inédite puisque même les populations urbaines et les classes moyennes étaient concernées. les "émeutes de la faim" éclataient en Egypte, au Maroc, ou bien encore en Haïti.

Déséquilibre offre/demande

  

Aux origines de la flambée alimentaire : le déséquilibre de la balance offre/demande. La diminution des stocks alimentaires mondiaux, les épisodes climatiques de 2007 et l'augmentation des coûts de production due à la hausse du prix du pétrole, sont autant de facteurs qui ont contribué à réduire la disponibilité des denrées alimentaires. De plus, la croissance de la population mondiale, la hausse des revenus dans les pays émerents (entrainant une modification des habitudes alimentairs) ainsi que l'engouement pour les agro carburants ont exercé une pression croissante sur la demande en matières premières agricoles. L'offre étant inférieure à la demande, les prix se sont envolés. Les spéculateurs mondiaux et locaux sur certaines denrées alimentaires ont renforcé ce phénomène. Les pays importateurs nets de produits alimentaires ont été particulièrement affectés par cette flambée. L'Afghanistan a ainsi vu ses prix augmenter de 57 à 108% avec une hausse de 70% pour le prix du blé, principale source d'alimentation de la population.

Une fois encore, ce sont les plus pauvres qui ont été les plus touchés par cette crise.
Pour survivre, les populations ont été contraintes de diminuer la quantité et la qualité de leur alimentation.


En Ethiopie, la crise a mené à une sévère baisse du pouvoir d'achat, obligeant les foyers à vendre tout ou partie de leurs ressources pour acheter de la nourriture. De tels comportements présentent, à terme, des risques certains : appauvrissement du régime alimentaire et réduction de la taille des portions et de la fréquence des repas qui sont des causes majeures de malnutrition et qui perturbent le développement physique et mental des enfants. La revente de bétail ou autre sources de revenus appauvrit progressivement les familles et les rend encore plus vulnérables.

 

Publié dans Ce que je sais

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M
Ce n'est plus possible on ne peut pas fermer les yeux sur tant d'injustices, un jour se sera peut etre notre tour.
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