Eurostamp solidarité tous ensemble !

Publié le par Espiel71 Militante

social rendez-vous national le 7 octobre

Les appareils syndicaux en quête de réponse à la crise
La situation d' Eurostamp à Villers-le-Montagne est emblématique du drame vécu par les entreprises de sous-traitance pour l'automobile.

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Sur fond de crise qui n’en finit pas, les syndicats lorrains cherchent la voie de l’unité avant le rendez-vous national du 7 octobre.

Une grève par-ci par-là, une entreprise qui débraye, ça ne fait pas reculer le gouvernement. Seul un mouvement d’ensemble, une grande grève dans l’unité, serait efficace ! »

DOSSIER

La patronne de Force Ouvrière en Moselle, Arlette Perray, ne craint pas de désaccorder le concert intersyndical que tentent d’orchestrer la CGT et la CFDT. A l’appui de la thèse de Force Ouvrière, le decrescendo des grandes manifs du début de l’année : le 29 janvier, 40 000 Lorrains étaient descendus dans la rue ; les rassemblements du 19 mars culminaient à 50 000 manifestants… Ils n’étaient plus que 20 000 le 1er mai, et dix fois moins le 13 juin, à la veille de la trêve estivale.
Mardi, à Paris, les grandes organisations syndicales ­ moins FO et la CFTC ­ ont fixé la rentrée sociale au 7 octobre, sans en avoir encore déterminé la forme. «Une grande journée interprofessionnelle sur la base de la plateforme commune du printemps : emploi, salaires, conditions de travail, droit à la retraite, défense des services publics… », annonce Jacky Duhaut, secrétaire régional de la CGT, qui penche pour l’instant pour des mouvements départementaux. Son collègue de la CFDT, Alain Gatti, est d’accord sur les revendications, mais s’apprête à proposer une «initiative transfrontalière ».
«En tout cas, on tient au cadre unitaire », répète-t-il. Et tous deux sont d’accord sur un point : les salariés ne sont pas prêts pour la grève proposée par FO. «On peut en causer, mais pas poser le principe en préalable », rouspète Jacky Duhaut. «Attention, réplique Arlette Perray : quand rien ne va plus, la classe ouvrière reprend toujours ses droits, avec ou sans les syndicats.»

L’union sur le terrain

C’est que pendant les tractations des appareils syndicaux, les conflits couvent, et parfois explosent. Aujourd'hui, les salariés des Cokes de Carling tiendront meeting du côté de la préfecture de région, à Metz. La semaine dernière, les salariés d’Eurostamp, avec le renfort d’élus et de syndicalistes, ont bloqué la zone industrielle de Villers-la-Montagne. Dans les entreprises malmenées, les sections syndicales restent généralement soudées. «Il faut agir dans les entreprises, confirme Serge Brettar, président de l’union régionale CFTC. Si possible dans le dialogue, mais pour ça, il faut être au moins deux ! »
L’inquiétude générale est entretenue par la conviction partagée que la crise n’est pas si près de son terme. Et les dégâts sont déjà lourds. «Dans les Vosges, il fauat parler de catastrophe », affirme Serge Brettar. L’industrie automobile et ses sous-traitants, les papiers et cartons vosgiens, les transports… Tout le monde souffre. «Mais aussi les services publics », ajoutent en chœur Arlette Perray et Jacky Duhaut, pour une fois sur la même longueur d’onde. La CGT annonce d’ailleurs des actions chez les cheminots le 16 septembre, et à La Poste le 22, en intersyndicale. «Ajoutez à cela tout ce qu’on ne sait pas, les suppressions d’emplois dans les toutes petites entreprises, d’où sont absents les syndicats et qui ne font pas parler d’elles dans les journaux, ou les 13 000 emplois intérimaires qui ont disparu en un an en Lorraine, dans l’indifférence générale », remarque Alain Gatti, qui milite pour la création de cellules sociales interentreprises.
«On peut faire changer les choses, si on se met tous ensemble », répète Jacky Duhaut. Méthode Coué ou pas… Réponse le 7 octobre.

Bernard MAILLARD.

Publié dans Ce que je sais

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