DUSCHOLUX- BELATON

Publié le par Espiel71 Militante

 

Le couperet de la rentabilisation est donc tombé sur les usines Duscholux et Belaton. 96 salariés vont perdre leurs emplois et se retrouver à la rue avec une prime de départ lamentable et une formation dispensée par l’ADEM pour rédiger leurs CV ! Les travailleurs ont engraissé les actionnaires de Duscholux pendant plus de 20 ans tout en encaissant restructurations, flexibilisations et dégradations de leurs conditions de travail. Pour améliorer la mise en valeur du capital investi, les actionnaires n’ont pas hésité à imposer déjà en 2002 un plan social qui coûta l’emploi à 25 salariés.
 

Les actionnaires de Duscholux n’ont pas d’état d’âme.
L’existence de leurs salariés leur importe peu. A la chasse aux nouveaux profits encore plus importantsils utilisent la crise actuelle comme prétexte pour délocaliser la production vers des pays où la main d’oeuvre est moins chère, plus docile et facilement exploitable.

Cette crise, qu’on veut nous vendre comme une perturbation du monde des finances provoquée par quelques requins de la spéculation, est une crise profonde et structurelle du mode de production capitaliste ! Et les actionnaires profitent pour optimiser la mise en concurrence à l'échelle mondiale des salariés, faisant planer régulièrement la menace des délocalisations.

Aussi au Luxembourg, de plus en plus de salariés se retrouvent dans la galère du chômage et de la précarisation. Ce qui arrive aujourd’hui aux travailleurs de Duscholux et Belaton arrivera demain à d’autres.


Le fameux modèle luxembourgeois n’a pas protégé les salariés de Duscholux et Belaton.

Non, comme toujours, il a servi les intérêts des actionnaires. En fin de compte, ce n’est qu’un instrument de la collaboration de classe où se sont embourbés les syndicats qui signent, au nom des salariés, plan social sur plan social sans même penser à organiser un début de résistance. Et justement aujourd’hui, il faudrait une toute autre approche syndicale pour s’opposer résolument et globalement à cette déferlante de licenciements et destruction d’emploi.

Beaucoup de travailleurs ont déjà payé les frais : Villeroy & Boch,Buck, TDK…


Il faudrait une toute autre stratégie :

celle des ripostes, de la coordination et de la convergence des luttes !

Contre le démantèlement, l’occupation des usines !

Les salariés des 2 firmes doivent refuser catégoriquement de se plier au chantage de la faillite que les patrons font planer actuellement. En aucun cas, ils ne doivent se laisser diviser en acceptant de négocier séparément un plan social pour Belaton ! Il faut lutter unis pour assurer l’avenir des 2 entreprises.

Au lieu d’aider au démontage des machines, il existe une autre solution :

occuper les usines pour empêcher les actionnaires de faire main basse sur l’outil de travail.


Le NPA et la CLAC appellent les travailleurs à faire converger leurs luttes pour renverser le rapport de force et empêcher le patronat de profiter de la crise pour licencier, délocaliser et s’attaquer aux conditions de travail.

Au-delà de ces luttes, il s’agit aussi de remettre en question le mode de production capitaliste et d’imposer le contrôle démocratique exercé par les salariés, la population et les élus sur les moyens de production

 

Publié dans Ce que je sais

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