On ouvre les hostilités

Publié le par Espiel71 Militante

© Le Républicain Lorrain, Mercredi le 03 Juin 2009. / Briey / Actualité / Longwy
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Muriel Jacques défend les couleurs du Nouveau parti anticapitaliste.

Muriel Jacques bat la campagne au nom du NPA. Elle martèle les idées chères à Besancenot et dénonce l'alliance de circonstance du Front de gauche.

Bonjour, je m'appelle Muriel Jacques. Avec un « S », je précise… je suis en 4e position sur la liste Grand Est de NPA. » Une lettre qui a toute son importance dans le bassin de Longwy, surtout lorsqu'on se situe à l'opposé de l'échiquier politique d'Edouard Jacque… Muriel Jacques est une Longlavilloise fraîchement entrée dans les rang du Nouveau parti anticapitaliste. Après des années de militantisme à la CGT, elle a décidé de se lancer en politique. Le déclic ? Une manif, un tract au message séduisant qui l'a définitivement convaincu.
Depuis, la jeune femme a fait son chemin, on l'a récemment vu à la tribune d'un grand meeting aux côtés d'Olivier Besancenot. Elle était « ravie ». Mais sous des apparences très policée, elle dit avoir « la rage » quant elle passe en revue la politique du gouvernement. Alors elle entend porter des idées toutes autres : « augmenter les salaires, interdire les licenciements et un pacte climatique. Aujourd'hui, chacun fait son Grenelle dans son coin, et après cela produit à l'échelle de l'Europe des choses différentes. » Voire contradictoires. Des valeurs exprimées vendredi au Gamin de Paris lors d'une réunion publique où elle a notamment évoqué l'aspect transfrontalier de NPA pour le Grand Est. Suit meeting à Toul ce soir.
Lui parler des sondages et du Front de gauche qui sortirait devant NPA n'est pas pour la mettre de bonne humeur… « Nous, on a voulu un Front de gauche, seulement on a demandé une alliance sur la durée, pouvoir continuer aux Régionales. Ils n'ont pas été d'accord. Leur union manque de crédibilité. On y trouve des ex du PS comme Mélenchon, ces gens-là pensent que la politique est un jeu. Le Front de gauche est un coup électoral, après le PC retournera avec le PS… »
Et l'Europe dans tout ça ? « Selon les politiques, quand le peuple est en colère, c'est toujours la faute à Bruxelles. Alors il faut se lancer ! Nous, on y va avec nos tripes, pour faire entrer les luttes sociales dans un Parlement où il y a trop d'opacité. Toutes ces directives votées à l'insu des gens… NPA est, au contraire, axé sur l'humain. »
« Front de gauche : une union sans crédibilité »

Publié dans Ce que je sais

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