Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /Mars /2010 11:49
http://www.capital.fr/var/cap/storage/images/media/images/photo-v2-457x222/rea/retraite/retraite-banderole/5446975-1-fre-FR/retraite-banderole_large.jpg

par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - Des milliers de retraités sont descendus dans la rue dans toute la France pour dénoncer leur situation de précarité et réclamer une hausse de pensions ainsi qu'une garantie d'accès aux soins.

La préservation de la retraite à 60 ans et du système par répartition étaient aussi en tête des slogans des aînés, qui disent se battre "pour leurs enfants et leurs petits-enfants".

Sept syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC, UNSA et FGR-FP) ont appelé à la mobilisation, qui s'est traduite par des rassemblements à Paris et dans plusieurs villes de province.

Selon les syndicats, quatre des 14 millions de retraités en France touchent moins de 900 euros par mois - alors que le seuil de pauvreté est à 817 euros.

Le dernier rapport du Conseil d'orientation des retraites évoque, lui, pour l'année 2007, 10% de retraités français ayant un niveau de vie inférieur à 913 euros mensuels.

"Aujourd'hui, 12% des retraités sont obligés d'aller à la banque alimentaire ou des organisations de ce type pour se nourrir, c'est une honte !", a déclaré lors du rassemblement parisien Joël Lefebvre, secrétaire de la CGT Ile-de-France.

"Retraités maltraités", "Ma retraite, j'veux la vivre" faisaient partie des slogans des quelque 2.000 manifestants, selon la CGT, rassemblés devant l'Assemblée nationale.

La députée Martine Billard, du Parti de Gauche, et la secrétaire nationale du Parti communiste, Marie-George Buffet, étaient présentes.

"Quatre millions de retraités sont au-dessous du seuil de pauvreté donc il faut un plancher au niveau du Smic (1.056 euros nets-NDLR)", a déclaré Marie-George Buffet à Reuters.

"Il faut maintenir la retraite à 60 ans avec de bonnes pensions en imposant les revenus financiers, en arrêtant les exonérations de cotisations sociales des employeurs et en relançant l'emploi", a-t-elle ajouté avant d'aller interpeller le ministre du Travail lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.

"L'ÉQUIVALENT DU SMIC, CE SERAIT BYZANCE !"

Xavier Darcos lui a répondu que les mesures prises par le gouvernement sur le minimum vieillesse allaient permettre d'ici 2012 à 400.000 retraités de gagner 150 euros de plus par mois.

Le ministre a aussi évoqué la pension minimum pour les agriculteurs à la retraite et la revalorisation des pensions de réversion pour les veufs et veuves les plus modestes.

Présente à la manifestation parisienne, Thérèse Martin, 86 ans, ancienne éducatrice, habite à Paris dans un logement HLM d'une pièce avec 753 euros par mois.

"Pour économiser, je fais les fins de marché. Quant aux loisirs, ce n'est pas la peine d'y penser. Mais dès que c'est gratuit, je me précipite", a raconté à Reuters cette vieille dame dynamique, qui "brode des cadeaux" pour sa famille. "Si j'avais l'équivalent du Smic, ce serait Byzance !", sourit-elle.

Henri Tronchon a calculé, lui "avoir perdu, en 11 ans de retraite, 12% de pouvoir d'achat".

Ce retraité de la métallurgie dit "penser à ses petites filles. Je ne veux pas qu'elles me disent un jour 'vous avez laissé casser ce que vous aviez gagné'".

A Marseille, un millier de retraités, trois fois plus selon la CGT, ont défilé en deux cortèges séparés avant de se retrouver devant les portes de la préfecture.

A Toulouse, près de 600 retraités selon la police, plus de 2.000 selon les organisateurs, ont défilé dans les rues du centre-ville.

"Nous continuerons de nous battre parce que, pour l'instant, nous n'avons jamais obtenu ce que nous demandons. Nos revendications doivent absolument être entendues avant qu'il ne soit trop tard", a lancé Maurice Gendre, secrétaire de l'union départementale des retraités Force Ouvrière.

Des défilés ont aussi eu lieu à Strasbourg, Nantes, Avignon et Dijon, notamment.

Par Espiel71 Militante - Publié dans : Ce que je sais - Communauté : Syndicalisme
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Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /Mars /2010 11:06
http://idata.over-blog.com/2/82/57/26//assurance-maladie.jpg
50 secondes de lecture à vous couper le souffle !!!
Pour combler le déficit de la sécu, nos chers gouvernants ont trouvé que le mieux, c'était encore de nous faire payer...
         a - Dorénavant, sur une consultation médicale, nous versons 1 euro,
         b - Nous sommes restreints lors de nos arrêts maladie ....
         c - Nous devons consulter un généraliste avant de voir un spécialiste ...
         d - Pour tout traitement de plus de 91 euro, nous en sommes de 18 euro de notre poche,
         e - Taxe de 0,50c sur les boites
         f - etc.......
Toutes ces mesures sont destinées à combler le fameux trou qui est à ce jour de 11 milliards.
Or, savez-vous que :
        1°) Une partie des taxes sur le tabac, destinée à  la Sécu , n'est pas reversée. 7.8 milliards
        2°) Une partie des taxes sur l'alcool, destinée à  la Sécu , n'est pas reversée.3.5 milliards
        3°) Une partie des primes d'assurances automobiles destinée à  la Sécu , n'est pas reversée 1. 6 milliards
        4°) La taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécu , n'est pas reversée 1,2 milliards
        5°) La part de TVA destinée à  la Sécu n'est pas reversée. 2.0 milliards
        6°) Retard de paiement à  la Sécu pour les contrats aidés 2.1 milliards
        7°) Retard de paiement par les entreprises 1.9milliards

En faisant une bête addition, on arrive au chiffre de 20 milliards d'euros.
 Conclusion : si les responsables de  la Sécu et nos gouvernants font leur boulot efficacement et honnêtement, si chacune des institutions reverse ce qu'ils doivent chaque année , les prétendus 11 milliards de trou seraient aujourd'hui 9 milliards d'excédent!!! !.
 Ces chiffres ne sont pas inventés vous pouvez les consulter sur le site de la sécu ; ils sont issus du rapport des comptes de  la Sécu.
 Si les pouvoirs publics, qui nous harcèlent au quotidien de messages publicitaires afin de consommer des fruits et légumes, étaient vraiment convaincus qu'il nous faut consommer 5 fruits et légumes par jour pour sauver notre santé et donc l'assurance maladie, ils supprimeraient  la TVA sur ces produits !
  
 N'oubliez pas d'avoir une petite pensée sur l'achat, à la hate, des 90 Millions de doses de Tamiflu par le ministère de la santé publique, quand on sait que la grippe A n'est pas plus mortelle et dangereuse pour vous et moi que la grippe saisonnière classique. Hélas on ne peut en dire autant des dommages colatéraux potentiels qui existent réellement dans les adjuvants que contiennent les vaccins!!!
 Quel sera le coût de cette opération, que la sécu va supporter une nouvelle fois, lorsque le gouvernement sera décidé à dédramatiser la situation !!!
          Cordialement.
                                Evelyne DUBIN
               Secrétaire Générale Adjointe au Directeur Général
               Institut National du Développement Local
                                 
                        Avenue Michel Serres BP 32
                        47901 AGEN Cedex 9
                        tél : 05.53.48.06. 74
                        fax : 05.53.48.06. 71
                        mob: 06.72.19.53. 50

                        mail: e.dubin@indl. fr

 

  VOUS AUSSI, SOYEZ RESPONSABLES :
  TRANSFEREZ CE MESSAGE A TOUS VOS CONTACTS, ILS ONT LE DROIT DE SAVOIR !!!
  A force de tourner, il s'affichera peut-être un jour sur l'écran d'ordinateur d'une tête pensante, d'un député, ministre, censé passer son temps à gérer l'argent des contribuables et à le dépenser de manière responsable, sans créer de déficit. Alors, avec courage, il pourra (pourquoi pas ne pas rêver...), dénoncer au parlement ces débordements connus, aujourd'hui, de toutes et tous !!!
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /Fév /2010 17:46
Pour la généralisation des luttes Partout dans le pays montent les luttes : dans l’Education contre la casse des lycées et des collèges, dans l’industrie pour le maintien de la production en France (automobile et métallurgie avec les Métallos CGT du Nord-Pas de Calais, avec Renault et Cat dans l’action le 24 février ; chimie avec la grève des Total contre la casse du raffinage qui se poursuit à Dunkerque alors que l’accord signé n’a apporté aucune avancée pour le site…), chez les contrôleurs aériens contre le projet de « ciel unique européen » et le démantèlement de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) menaçant l'emploi et le statut de ses 12 000 agents, dont 4 400 aiguilleurs du ciel.… Les retraités étaient dans la rue le 24 février pour défendre leurs droits et leurs pensions et affirmer leur attachement au système de retraites par répartition… Toutes ces luttes affrontent un même adversaire : les grands groupes capitalistes, leur gouvernement, leur UE qui organisent une gigantesque casse sociale afin de financer les profits capitalistes et qui aujourd’hui veulent étrangler encore un peu plus le peuple en lui faisant payer la crise de leur système. Le plan d’austérité imposé au peuple de Grèce est d’ailleurs un test grandeur nature de ce que le pouvoir va appliquer à tous les peuples si ceux-ci ne parviennent pas à résister : casse de la protection sociale (retraites, sécu), baisse des salaires et augmentation des impôts populaires, destruction des services publics (éducation, santé, poste, transports…)… En France, ce plan est prévu pour après les élections régionales et Alain Minc, intime de Nicolas Sarkozy comme de Martine Aubry, conseille déjà au gouvernement d’envoyer un signal fort aux « marchés financiers » en attaquant à la hache le régime des retraites. Dans cette situation, les directions syndicales ont une fois de plus une responsabilité particulière : vont-elles appuyer les mobilisations sectorielles et partir des revendications de la base pour construire le rapport de force « tous ensemble et en même temps » ? Ou vont-elles tenter, comme en 2009, de canaliser la colère populaire par des journées d’actions espacées jusqu’à l’été en feignant de négocier la régression sociale sans limite au lieu de la combattre ? Poser la question, c’est malheureusement déjà y répondre : à la base, de nombreux syndicats cherchent à construire par eux-mêmes le tous ensemble et n’ont plus aucune illusion sur des Etats-majors qui prouvent chaque année encore un peu plus leur « sens des responsabilités » et leur arrimage aux institutions officielles du capitalisme. Le Front Syndical de Classe appelle à soutenir ces efforts. Il appelle ses militants à s’engager dans ce mouvement partout où ils sont : enseignants, étudiants, salariés de l’industrie, retraités… alors que les travailleurs de notre pays ne sont pas isolés : en Belgique et en Allemagne, les grèves se développent ; en Grèce, les travailleurs sont en grève générale ce 24 février, dans laquelle le syndicat de classe PAME, affilié à la FSM, joue un rôle décisif ; en Espagne, les salariés rejettent massivement la retraite à 67 ans programmée par le socialiste Zapatero… Partout, soutenons et engageons le combat, établissons des liens entre peuples en lutte, généralisons les actions pour construire le tous ensemble en même temps seul à même de créer un rapport de force gagnant pour le monde du travail. FSC, 24 février 2010
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 15:51
Lette du député Partick Le Hyaric

Compte-rendu de la session du Parlement européen Du 8 au 11 Février 2010

Posted: 22 Feb 2010 09:10 AM PST

 

Voici les éléments essentiels de la session du Parlement européen qui s’est réuni du 8 au 11 février 2010. 

Le fait marquant de la semaine est l’approbation en un seul vote du collège des Commissaires de la Commission « Barroso » par le Parlement européen. Mais que ce soit avant son intronisation, avec le débat sur les suppressions d’emplois d’Opel en Europe, ou après, avec le débat sur la situation des pays membres de l’Euro en difficultés, les réponses données par la nouvelle Commission restent dans la logique des traités ultra-libéraux, et toujours formulées dans une langue de bois insupportable.

Le Parlement a par contre rejeté l’accord SWIFT qui devait renouveler aux autorités américaines le libre accès aux données des comptes bancaires des citoyens européens. Ce refus de donner aux nord-américains un chèque en blanc sur l’accès à notre vie privée via nos achats, nos retraits, nos déplacements,  est une victoire pour les droits fondamentaux du citoyen européen.

 

Election de la nouvelle Commission Barroso : les mêmes principes de concurrence et de liberté totale du marché demeurent

Mardi 9 février, le Parlement européen a approuvé en un seul vote la composition de la nouvelle Commission de José Manuel Barroso. Après avoir reconduit Barroso à ses fonctions en septembre par le jeu des alliances entre conservateurs du PPE (dont l’UMP), libéraux et une partie des socialistes européens (les socialistes français ont voté contre, ainsi qu’Europe-Ecologie), le Parlement a reproduit le même équilibre pour assurer au nouveau collège des Commissaires une confortable majorité.

Cette nouvelle Commission est encore plus à droite que la précédente (13 conservateurs, 8 libéraux et 6 socialistes). Le principal message politique qui est ressorti des auditions des Commissaires par le Parlement européen est l’application du Traité de Lisbonne. Or c’est ce traité qui fait primer la loi de la concurrence sur les droits sociaux et qui interdit à l’Europe une aide coordonnée aux Etats-membres les plus durement touchés par la crise économique comme la Grèce.

Comme l’a fait remarquer le Président de notre groupe de la Gauche Unitaire Européenne – Gauche Verte Nordique au Parlement, mon ami Lothar Bisky de Die Linke: « Les orientations politiques de la nouvelle Commission n’offrent aucune stratégie pour plus de justice sociale. Elles ne protègent pas l’Europe de la crise et ne fournissent pas de base pour s’attaquer avec succès à la pauvreté et l’exclusion sociale ».  

 

Opel: une gestion antisociale

Lundi 8 février, le Parlement européen a débattu de la fermeture cette année de l’Usine Opel à Anvers.

Le cas Opel est un condensé de ce que l’Europe de la concurrence « pure et parfaite » peut faire : mettre en concurrence les travailleurs d’une même entreprise, en faisant jouer les uns contres les autres les sites du groupe afin d’améliorer la productivité tout en réduisant les charges salariales, et mettre en concurrence des Etats, par un chantage à la subvention publique, les « plus offrants » subissant « moins » de suppressions d’emplois sur leur territoire.

A ce jeu où tout le monde perd, les salariés d’Opel Anvers ont été les premiers sacrifiés. Sur les huit à dix milles postes que s’apprête à supprimer la direction d’Opel en Europe,  2 600 concerneront le site d’Anvers. Mais Opel va encore plus loin, en plus de ces milliers de licenciements, Opel demande 2,7 milliards d’euros aux Etats-Membres de l’Union européenne pour maintenir son activité.

La vision qu’a la Commission de cette tragédie est tout aussi alarmante : là où les Etats accordent des aides pour préserver l’emploi localement, la Commission ne voit que distorsion de la concurrence pouvant entraver le marché intérieur, tel était le cas pour les aides françaises à Renault pour maintenir des emplois en France. La Commission acte la fermeture en disant par avance qu’on va mettre quelques pansements sur la douleur des ouvriers licenciés sous forme de petites aides sociales pendant que l’entreprise continuera d’engranger ses profits ! 

Dans mon intervention j’ai rappelé que ce n’est nullement une logique industrielle qui prévaut à la décision de fermeture d’Opel Anvers, l’entreprise a réalisé 3,4 millions d’euros de profit, mais bien celle de la rentabilité du capital et de la mise en concurrence des travailleurs. Car Opel ferme ici pour aller exploiter des travailleurs sud-coréens.  

Cette gestion est antisociale, elle se fait contre les territoires de l’Union européenne en brisant leur dynamisme et génère aujourd’hui des gâchis énormes.

J’ai donc demandé à la Commission :

  • Une nouvelle stratégie européenne de coopération entre les groupes automobiles pour la recherche de nouveaux véhicules écologiques,
  • Un effort de la Banque Centrale Européenne pour un crédit en faveur de l’emploi, de la formation et l’innovation,
  • Une directive renforçant le pouvoir des salariés sur les décisions de leur entreprise  via les comités d’entreprise ou de groupe, ainsi qu’une règle européenne permettant l’accès au bilan de toutes les entités d’un groupe pour que les représentants des salariés aient une vue d’ensemble de la santé financière de celui-ci.

 

J’ai repris cette demande dans une question écrite à la Commission et au Conseil ainsi que dans des amendements à un texte sur la responsabilité sociale des entreprises. pour la vidéo cliquez ici

Eurozone: un nouveau projet est nécessaire

Mardi 9 février le Parlement européen a débattu de la situation des pays en difficultés de la zone Euro. La crise économique a grandement mis à mal les finances de ces Etats, d’abord pris en otage par les établissements financiers qu’ils ont dû sauver, ensuite obligés de faire face au coûts économiques et sociaux engendrés par la crise. Les mêmes qui ont bénéficié du sauvetage des banques par les Etats spéculent désormais sur la faillite des pays les plus durement atteints par la crise : Grèce, Portugal, Espagne aujourd’hui, Italie et d’autres demain. Mais plutôt que faire face à ces attaques en présentant un front commun, c’est isolément que les Etats européens doivent résister à ces attaques, en pratiquant -pressés par la Commission- des coupes drastiques  dans le financement de la protection sociale (santé, chômage, retraite, aides aux plus démunis…).

Dans mon intervention j’ai rappelé ces dures réalités ainsi que le carcan constitué par les traités de Maastricht et de Lisbonne, qui empêchent toute réponse commune. La liberté totale des capitaux inscrite dans ces traités a permis la mise en concurrence des systèmes fiscaux des Etats aux dépends de leurs finances. L’indépendance de la Banque Centrale et ses statuts interdisent toute aide à un Etat en difficulté, alors que la même Banque Centrale a prêté gratuitement de l’argent aux banques nationales, qu’elles mêmes ont reprêté à des taux d’intérêt d’environ 6%, ceci explique d’ailleurs la remontée de leurs profits.

Afin de ne pas faire payer cette crise aux citoyens j’ai demandé une refonte des objectifs de notre politique économique commune autour de nouveaux critères :

  • Un pacte de développement humain pour l’emploi, le travail, le financement d’infrastructure écologiques.
  • Un Euro qui soit une monnaie commune solidaire au service des peuples et une Banque Centrale favorisant par le crédit sélectif  l’emploi, la formation, et la protection de l’environnement.
  • La lutte contre la fraude fiscale, les paradis fiscaux et la taxation des opérations spéculatives.

 

A ce sujet, notre groupe a porté l’adresse suivante au Conseil européen, qui se réunissait le jeudi 11 février :

FACE A LA CRISE DES MESURES D’URGENCE S’IMPOSENT !

Les chefs d’Etats et de gouvernement se réunissent à Bruxelles le 11 février pour débattre de la stratégie économique de l’Union.

Considérant l’ampleur de la crise économique, financière et sociale qui frappe de plein fouet la Grèce, l’Espagne, le Portugal et d’autres pays comme l’Irlande et la Belgique;

Considérant qu’un redressement budgétaire ne peut s’accompagner par une régression humaine et sociale;

Considérant que depuis le début de la crise le fardeau de la dette a été porté par les Etats et non par les agents privés qui l’avaient crée;

Considérant que les Etats ont massivement financé les banques et le système financier spéculatif (selon l’OCDE, la crise a couté 11.000 milliards de dollars aux banques centrales et aux gouvernements) sans avoir obtenu la moindre contrepartie en termes d’emplois et de salaires.

- Demande aux chefs d’Etats et de gouvernement de s’abstenir d’imposer des mesures d’austérité et de rigueur sociale pour les populations au nom de leur redressement budgétaire;

- Demande la nécessaire refonte des institutions de la zone Euro et du système financier international comme promis par le G20 et jamais effectuée;

- Demande aux chefs d’Etats et de gouvernement d’entreprendre des mesures concrètes pour mettre fin aux fonds spéculatifs, aux paradis fiscaux et à l’évasion fiscale; de dompter le marché des produits dérivés, et de contrôler les agences de notation qui continuent de prendre des décisions perturbantes;

- Demande la mise en place de mécanismes alternatifs aux agents de notation de la dette souveraines des Etats qui relèvent du champ public;

- Demande de remplacer le pacte de stabilité et de croissance devenu obsolète car aucun pays de la zone Euro est à même de le respecter, par un pacte de solidarité sociale pour l’emploi et la formation, et de lutte contre la pauvreté garantissant un revenu minimum pour tous, et l’arrêt de la flexibilisation du marché du travail;

- Demande des mesures fiscales pour taxer les multinationales et les mouvements des capitaux spéculatifs;

- Demande la redéfinition du rôle de la Banque Centrale européenne qui intégrerait, grâce à          l’impulsion d’un nouveau type de crédit pour un développement durable, pour l’emploi, la formation, la recherche, des objectifs de croissance, d’emploi, et pas seulement de stabilité des prix.

 

Clore le chapitre Guantanamo

Mardi 9 février le Parlement européen a demandé à la Commission de s’impliquer davantage dans la fermeture de la prison de Guantanamo. Mon ami Helmut Scholz,  membre de Die Linke et eurodéputé allemand de notre groupe, a affirmé que les Européens étaient coresponsables de la fermeture de Guantanamo et a exhorté la nouvelle Haute-Représentante pour les affaires étrangères, l’anglaise Catherine Ashton, à « clore ce chapitre honteux et de rendre Guantánamo à Cuba ».

Palestine: initiative de solidarité du groupe de la Gauche Unitaire Européenne – Gauche Verte Nordique avec le peuple palestinien

Mardi 9 février, lors de la réunion de notre groupe de la Gauche Unitaire Européenne – Gauche Verte Nordique, nous nous sommes grandement inquiétés de la vague d’arrestations qui frappe les militants des droits de l’Homme et de la cause palestinienne en Israël. Ainsi, plusieurs ONG et les locaux du Parti du Peuple Palestinien (Palestinian People’s Party) ont vu ce lundi 8 février leurs locaux perquisitionnés par l’armée israélienne et certains militants arrêtés. Nous avons donc envoyé un message exprimant notre solidarité au peuple palestinien et réitérant nos demandes d’arrêt immédiat de l’occupation de la Palestine et la création d’un Etat palestinien viable avec Jérusalem-Est comme capitale.

Mercredi 10 nous avons également fait savoir  notre plein soutien à la nomination du Docteur Moustafa Barghouthi pour le prix Nobel de la paix 2010. Cette nomination « représente une contribution pour une reconnaissance internationale du mouvement palestinien de non-violence comme un outil efficace et significatif de la lutte quotidienne du peuple palestinien contre une occupation permanente, contre un Mur qui limite toute liberté de mouvement, contre l’expansion des colonies en Cisjordanie, et aussi à Jérusalem-est ».

Les fonds pour la rénovation de l’habitat des personnes défavorisées en milieu urbain désormais disponibles aux personnes habitant les campagnes.

Mercredi 10 février, le Parlement européen a adopté en première lecture un projet législatif visant à mieux répartir l’enveloppe des fonds européens pour la rénovation des logements des personnes défavorisées. Jusqu’à présent le Fonds européen de développement régional (FEDER) ne finançait que la rénovation de l’habitat urbain de personnes défavorisées. Mais avec l’adhésion des pays de l’Est (12 entre 2004 et 2007) c’est une nouvelle réalité qui s’est imposée, beaucoup de personnes défavorisées de ces pays vivant encore en milieu rural. Le projet législatif qui a été adopté vise à modifier les conditions du FEDER pour que la rénovation de logements existants, ou leur remplacement par de nouvelles habitations, se fasse indépendamment de la zone d’habitat où ils sont situés (urbaine ou rurale). Le nombre de personnes pouvant demander ces aides est donc étendu, mais il reste encore à accorder plus de fonds pour financer ces rénovations importantes pour la vie des citoyens.

Débat sur le Sommet de Copenhague: un aveu d’échec

Le parlement a reconnu ce mercredi 10 février l’échec du Sommet de Copenhague, en qualifiant l’accord de « décevant ». Certains Etats essaient déjà de prendre prétexte de la crise pour revenir sur leurs engagements de réduire leurs émissions de carbone de 20% d’ici 2020 si aucun accord n’est atteint. Mais le Parlement a tenu à réaffirmer son objectif d’une réduction de 30% en cas d’accord international. Le rappel est important, la Commission ne doit pas se laisser forcer la main par les Etats trop soucieux de ménager leurs industries, car c’est bien d’ambition dont nous avons besoin pour faire face à un problème aussi grave que le réchauffement climatique.

Thon rouge et autres espèce menacées : interdiction du commerce international du Thon rouge, mais maintien de la pêche traditionnelle

La Commission devant représenter l’Union européenne lors de la Conférence sur le commerce international des espèces en voie d’extinction (CITE), le Parlement a défini les lignes de son mandat. Ces lignes recommandent entre autres d’interdire le commerce international du thon rouge et de l’ours blanc et demandent des mesures supplémentaires pour enrayer le déclin des grands félins comme le tigre.

Concernant le Thon rouge, le Parlement recommande l’interdiction du commerce international  à condition que l’on en permette néanmoins la pêche artisanale sur les côtes pour alimenter le marché local et que des aides supplémentaires soient accordées aux petits pécheurs pour compenser la perte de cette ressource. Ainsi la ressource serait préservée tout en ménageant les pécheurs et les consommateurs européens. Actuellement, 80% de la pêche est exportée en Asie, la pêche artisanale, même avec ses rendements plus faibles, sera donc à même de répondre à la demande européenne.

Adhésion de la Croatie, de la Turquie et de la Macédoine : Feu vert à la Croatie, sérieux doute sur la Turquie et toujours le problème du nom pour la Macédoine

Mercredi 10 février, le Parlement a adopté les rapports de suivi d’adhésion de ces trois candidats souhaitant rejoindre l’Union européenne.

La Croatie semble avoir la voie libre si elle continue sa réforme du système judiciaire, coopère pleinement avec le Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) et lutte efficacement contre le crime organisé.

Pour la Turquie, les évolutions positives en 2009 sont restées « limitées » notamment concernant la liberté d’expression et le système judiciaire. L’interdiction récente du parti kurde DTP en décembre, que j’avais condamnée, ainsi que les accusations portées sur des leaders kurdes ne sont surement pas étrangères à cette analyse. Plusieurs leaders kurdes dont Leyla Zana étaient présents le jeudi 4 février à Bruxelles à notre initiative afin de nous présenter les interdictions et arrestations du pouvoir turc auxquels ils sont confrontés.

La Macédoine fait face à un problème d’une autre nature concernant le nom officiel du pays. En effet la Grèce, qui a une province du même nom, refuse de voir un de ses voisins s’appeler Macédoine. Ce qui contraint ce pays à s’appeler officiellement Ancienne République Yougoslave de Macédoine (ARYM). Ce différent est un véritable poison dans les relations entre les deux pays et donc dans les perspectives d’adhésion de la Macédoine. Le Parlement européen a donc mis en garde contre toute escalade des parties notamment en se réappropriant l’histoire.

Rejet du projet SWIFT au Parlement européen: une victoire des droits fondamentaux du citoyen européen contre la tentative américaine de disposer des renseignements sur sa vie privée.

Jeudi 11 février, le Parlement européen s’est prononcé à une large majorité contre le projet d’accord « SWIFT » qui devait donner aux Etats-Unis un grand accès aux données bancaires des citoyens européens.

La « Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication », connue sous l’abréviation de SWIFT, est une société de droit belge basée près de Bruxelles, qui compte parmi ses adhérents les plus grosses banques mondiales. Cette société a constitué un réseau interbancaire, le réseau SWIFT, chargé, entre autres, de gérer des données bancaires. En 2006, les États-Unis ont confirmé avoir recours à SWIFT pour espionner illégalement les transactions financières internationales dans le but de pister des personnes soupçonnées de terrorisme.

C’est donc sous prétexte de lutte contre le terrorisme que cet accord devait permettre aux autorités nord-américaines de continuer de disposer encore librement des informations bancaires concernant chaque citoyen européen.

S’il avait été adopté, l’accord SWIFT aurait permis de rentrer dans les plus petits détails de notre vie privée : nos achats, nos retraits, nos déplacements.

En rejetant à une large majorité cet accord, le Parlement européen n’a pas suivi les appels du Conseil et de la Commission, relayés par le PPE (dont l’UMP), qui ont tenté une diversion de dernière minute en séance en essayant de reporter le vote pour mieux faire accepter l’accord dans quelques semaines. Il a au contraire écouté la mobilisation de ses citoyens et des groupes progressistes au Parlement européen pour la défense de leurs libertés.

C’est belle une victoire pour l’affirmation de nos droits contre la tentative des Etats-Unis de disposer des renseignements sur notre vie privée.


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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 12:39
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Avec la décentralisation, les régions sont en concurrence pour inciter les patrons à s’installer ou rester chez elles. Cédant à leur chantage, elles leur versent de plus en plus de subventions.
Une logique libérale désastreuse pour les salariés.

Les annonces en cascade de fermetures d’usine au cours de l’année écoulée ont créé un quasi-traumatisme dans plusieurs régions, dont certaines ont déjà été fortement frappées par les destructions d’emploi. Avec le développement de la crise économique, les aides apportées par les régions, en complément d’engagements de l’État, sont souvent apparues comme un moyen légitime d’éviter de nouvelles délocalisations. Avec la forte augmentation des chiffres du chômage, c’est même devenu un véritable enjeu politique.

Dans ce contexte, c’est la région Poitou-Charentes, présidée par Ségolène Royal, qui est allée le plus loin en prenant une participation de cinq millions d’euros dans le capital d’Heuliez, un sous-traitant de l’automobile. S’il s’agit d’un cas exceptionnel – pour le moment –, il n’en est pas moins symptomatique des liens entre les institutions régionales et départementales et les entreprises privées. L’industrie automobile constitue un bon exemple : la Lorraine, qui a longtemps soutenu l’usine Smart, vient de lui apporter 900 000 euros et la région Haute-Normandie avance 12 millions d’euros à l’usine de Cléon. Pourtant, cette politique n’est pas nouvelle. La crise économique n’a fait qu’amplifier une dynamique qui existait auparavant et qui ne se cantonne pas à l’industrie automobile.
En effet, les politiques de décentralisation ont créé une dynamique centrifuge. Au cours des décennies précédentes, l’État assurait une partie de l’organisation de l’économie dans la perspective d’un développement territorial. La mise en place des politiques néolibérales a détruit ce modèle en déléguant certaines responsabilités aux régions, contraintes aujourd’hui de faire la promotion de leurs atouts et de vanter les qualités de leur territoire. Les conseils régionaux ont mis en place des politiques spécifiques à destination des entreprises, qu’il s’agisse de développer les structures existantes ou bien d’en implanter de nouvelles. Les patrons gagnent à tous les coups : non seulement, ils se font grassement subventionner, mais en plus, face aux enjeux, ils obtiennent souvent le gel des salaires, sans compter la fin de la taxe professionnelle.

Pour les salariés, cette situation ressemble à la double peine : leur salaire stagne, quand ils ne perdent pas tout simplement leur emploi, et en plus ce sont eux qui financent ces subventions par le biais de leurs impôts locaux. Surtout, ce système a un effet pervers : il conduit les élus départementaux et régionaux à tout faire pour calmer le jeu au moindre conflit, par peur de voir l’entreprise plier bagage. Loin de permettre d’organiser les luttes et d’être un point d’appui, ils se conduisent le plus souvent en auxiliaires du patronat local, en conseillant systématiquement aux syndicats et aux salariés la retenue dans les grèves et les revendications.

Le fait qu’un certain nombre de présidents de conseil soient issus d’entreprises, grandes ou petites, renforce cette dynamique. Pour eux, diriger un établissement ou présider une région, c’est du pareil au même. Ce sont les mêmes recettes qui sont à chaque fois appliquées. Jean-Paul Huchon, président de la région Île-de-France et ancien membre de la direction du groupe Pinault-Printemps-La Redoute (PPR), en est le meilleur exemple.
Il ne peut y avoir de demi-mesure : soit on s’oppose au fonctionnement du capitalisme et on refuse toute forme de subvention. Soit on l’accepte et il faut aller jusqu’au bout de la logique, qui signifie la mise en concurrence des territoires et des populations pour le plus grand profit de la valorisation du capital. Cette discussion en cours dans la perspective des élections régionales ne doit donc pas être considérée comme secondaire.
Henri Clément

Par Espiel71 Militante - Publié dans : Ce que je sais - Communauté : les anti-capitalistes
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